MY AVIGNON : happiness in town

đź’› Tout ce qui rend heureux Ă  Avignon đź’›

Le rendez-vous trimestriel Ă  ne pas manquer !

Un lieu, un concept… 3 mots… 3 mots que chaque personne rencontrĂ©e a choisi avec soin et qui vous donneront certainement envie de dĂ©couvrir ces endroits incontournables de la ville d’Avignon.

đź‘› MODE

Partons donc à la découverte du concept store avignonnais Beaucoup Store avec Aurélie !

Adresse : 7 Rue Rouge Ă  Avignon.

 AMOUR :  Â« Amour de la mode, Amour des gens et Amour de notre mĂ©tier. Â»

PARTAGE : « Il est extrĂŞmement important pour nous de partager notre univers, notre vision du commerce mais aussi de la mode. Le but premier de l’aventure Beaucoup Store Ă©tant de partager un bon moment et de vivre une belle expĂ©rience tous ensemble. Â»

PERSÉVÉRANCE : « Nous ne cessons de persĂ©vĂ©rer car ce projet reprĂ©sente beaucoup, beaucoup de travail. Il est donc primordial de ne rien lâcher. Nous nous fixons aussi sans cesse de nouveaux objectifs. Nous sommes d’ailleurs en permanence Ă  l’affĂ»t de l’actualitĂ© pour ĂŞtre Ă  la pointe des dernières tendances. Â»

Aurélie, fondatrice de Beaucoup Store.

Comme je l’ai déjà dit à de nombreuses reprises, notamment dans mon unboxing des soldes d’hiver, Beaucoup Store est un de mes, si ce n’est mon magasin préféré de la ville d’Avignon. L’équipe est adorable et très accueillante et je dois avouer qu’il m’est impossible d’en ressortir les mains vides. Je peux vous assurer que vous y dénicherez toujours de véritables petites pépites, à la pointe de la mode. Ne passez pas votre chemin : arrêtez-vous chez Beaucoup Store !

💄 BEAUTÉ ET BIEN-ÊTRE

Partons donc à la découverte de l’esthéticienne Marie Grangier !

Adresse : prestations Ă  domicile Ă  Avignon et dans ses alentours.

ESTHÉTISME : Dans notre société actuelle, le physique reste malheureusement très important. Il est donc primordial de se sentir bien dans peau et cela passe forcément par une esthétique agréable : nous avons ce besoin d’apprécier le reflet que nous renvoie le miroir tous les jours. J’aide donc les gens à se sentir mieux avec leur apparence et par conséquent, mieux dans leur peau.

SUBLIMATION : Sublimer une personne en sublimant son regard et son visage. Pour cela, les techniques sont nombreuses. J’utilise énormément le microblading, une micro-pigmentation manuelle des sourcils qui utilise la technique du poil à poil. Je suis également spécialisée dans les extensions de cils ainsi que dans le rehaussement de cils. Le microneedling représente aussi une part importante de mon travail. Cette technique permet de traiter la peau en profondeur grâce à un appareil muni de petites aiguilles, permettant ainsi de faire pénétrer des principes actifs purs dans la peau.

PROFESSIONNALISME : Les techniques que j’utilise sont très rigoureuses et doivent être réalisés avec précision. Je suis donc obligée de faire preuve de professionnalise afin de satisfaire au mieux la grande majorité de mes client(e)s.

Marie Grangier, technicienne spécialisée dans les sourcils.

Comme je l’ai déjà évoqué dans mon article à propos de ma première expérience microblading, Marie Grangier est d’un professionnalisme incomparable. Très agréable et à l’écoute de nos souhaits, elle m’a permis de me sentir un petit peu plus jolie. Désormais, mes sourcils sont magnifiques et il m’est impossible de le nier : mon regard et mon visage s’en portent beaucoup mieux. Marie sait parfaitement ce qu’elle fait et je peux vous assurer que vous pouvez lui confier vos sourcils les yeux fermés !

đź“š CULTURE

Partons donc à la découverte de la librairie La Mémoire du Monde avec Marlies !

Adresse : 36 Rue Carnot Ă  Avignon.

HUMAINE : « C’est l’essentiel pour nous. La MĂ©moire du Monde est petite, imparfaite, passionnĂ©e, empathique, Ă  l’écoute de ses lecteurs qui passent la porte pour leur conseiller les pages qu’ils sont venus chercher. »

CURIEUSE : « La MĂ©moire du Monde est une librairie gĂ©nĂ©raliste, de fond et de diversitĂ©. Il n’y pas vraiment de grosses piles d’ouvrages mais plusieurs petites perles connues ou encores inconnus. Venez curieux et offrez-vous de belles dĂ©couvertes en littĂ©rature, science humaine, histoire théâtre, poĂ©sie et bien d’autres encores… Â»

CHALEUREUSE : « Nous sommes une entreprise familiale qui garde le sourire, qui aime ses livres et ses clients. Nous sommes d’ailleurs toujours prêts à les accueillir pour leur offrir de belles rencontres livresques. »

Marlies, libraire Ă  la libraire La MĂ©moire du Monde.

Comme vous le savez dĂ©jĂ , notamment depuis mon article spĂ©cial menus littĂ©raires, je suis une grande passionnĂ©e de lecture et donc une adepte des librairies. Pourtant, La MĂ©moire du Monde est loin d’être ma librairie prĂ©fĂ©rĂ©e en Avignon. NĂ©anmoins, les librairies indĂ©pendantes ont beaucoup souffert de l’apparition du numĂ©rique mais aussi des grandes firmes et la crise sanitaire actuelle ne les aide pas Ă  remonter la pente. Si vous avez besoin d’un livre, pensez Ă  vous rendre dans la librairie la plus proche de chez vous plutĂ´t que de le commander sur une grande plateforme…

🎨 ART

Partons donc à la découverte de l’atelier d’artistes Le Kalpuli avec Léa Barrier et Oscar Lugo !

Adresse : 13 Rue Figuière à Avignon.

Le Kalpuli est un lieu sacré où les personnes se réunissent pour partager des connaissances liées à la mémoire collective, au travers de différentes expressions artistiques et spirituelles

 Â« Nous avons choisi ce nom parce qu’Oscar (alias Oscar Lugo, l’un des fondateurs du Kalpuli) a Ă©tudiĂ© dans un kalpuli lorsqu’il Ă©tait plus jeune. Nous avons donc voulu ramener un peu du Mexique en France, tout en mĂŞlant nos deux univers. En effet, Oscar arrive de toute cette culture aztèque, ancestrale avec les Ă©nergies, les temples, la danse, la peinture, etc… De mon cĂ´tĂ©, je me rattache au corps et Ă  son identitĂ© : je suis passĂ©e de la photographie de celui-ci au tatouage. Le tarot, la gĂ©omĂ©trie sacrĂ©e et l’approche du symbole sont mes premières sources d’inspiration. Nous retrouvons ces inspirations cosmiques dans le tatouage et dans mes crĂ©ations. Certes, nos univers sont diffĂ©rents mais nos arts s’entremĂŞlent. Oscar travaille Ă©normĂ©ment la couleur alors que je ne fais que du noir et blanc mais nous avons cette mĂŞme attirance pour tout ce qui relève du cosmos, du rĂŞve, du cĂ´tĂ© divin plus simplement.

Le choix du lieu est un gros coup de coeur . Nous sommes au numĂ©ro 13 de la Rue Figuière et c’est notre chiffre porte-bonheur avec Oscar. C’était donc une Ă©vidence. Il se prĂŞtait aussi très bien Ă  l’espace dont nous avions besoin : un coin tattoo ainsi qu’un coin atelier qui Ă©tait très important pour nous… Il fallait que nous puissions travailler nos arts dans diffĂ©rents espaces. L’objectif Ă©tant de pouvoir exposer notre travail mais aussi de pouvoir promouvoir le travail d’autres artistes.

D’ailleurs, depuis le 9 mars et jusqu’au 10 avril, nous accueillons l’œuvre de JĂ©rĂ´me Bergami, un Ă©crivain et poète qui s’est lancĂ© dans un vĂ©ritable pĂ©riple en compagnie de sa femme. Ils ont crĂ©Ă© un projet s’appellant « La Terre en marche Â». Ils partent Ă  pieds dans des continents diffĂ©rents et font tout un rituel autour de l’échange de la terre. Ils se rendent donc auprès des locaux et vont ainsi au coeur des pays et des cultures. Durant ses voyages, JĂ©rĂ´me Bergami a fait des photographies qui sont une vĂ©ritable mise en abĂ®me entre le corps et l’esprit. Il a nommĂ© cette sĂ©rie Refuges. Â»

ATELIER D’ARTISTES : « Oscar et moi travaillons plusieurs mĂ©diums : linogravure, photographie, peinture et illustrations. Nous nous sommes Ă©galement lancĂ©s dans la sĂ©rigraphie d’art et sur vĂŞtements. Nous essayons de toucher Ă  tout pour nous diversifier et expĂ©rimenter au mieux notre atelier. Nous sommes ouverts aux nouvelles rencontres artistiques car c’est ce qui reprĂ©sente l’esprit du Kalpuli. J’ai Ă©galement illustrĂ© deux tarots : un tarot Ă  jouer et un tarot divinatoire. Â»

STUDIO TATTOO : « Après la crĂ©ation de ce tarot divinatoire, j’ai voulu pouvoir l’adapter au tatouage pour en tirer sa richesse symbolique. J’ai travaillĂ© sur chacun des arcanes du tarot et je les ai adaptĂ© en gĂ©omĂ©trie. Chaque gĂ©omĂ©trie a une vibration particulière qui est reliĂ©e Ă  un arcane. PlacĂ©es sur le corps, ces gĂ©omĂ©tries crĂ©ent un talisman unique pour la personne. Finalement, il s’agit d’un rituel psychomagique. A partir du moment oĂą l’on travaille sur soi associent nos symboles aux arcanes du tarot, notre personne parvient Ă  une rĂ©unification. Nous en comprenons ainsi la symbolique qui va vibrer en nous et nous apporter des rĂ©ponses Ă  des questionnements intĂ©rieurs. On parle de magnĂ©tisme Ă©nergĂ©tique : en rĂ©alitĂ©, c’est un accompagnement, un outil pour la personne qui lui permet de mieux se comprendre. En matière de tatouage, je me fais connaĂ®tre sous le pseudonyme de Baybay Blondy. Je fais exclusivement des pièces sur mesure. Je travaille Ă©normĂ©ment sur le dotwork et la gĂ©omĂ©trie ornementale. Pour en arriver lĂ , j’ai commencĂ© par faire 5 annĂ©es d’étude aux Beaux Arts d’Avignon. Par la suite, je suis partie Ă  Londres oĂą j’ai rencontrĂ© un tatoueur qui bossait justement le dotwork et qui m’a initiĂ© Ă  cette pratique. Je suis finalement rentrĂ©e en France oĂą j’ai fait ma formation hygiène puis j’ai commencĂ© Ă  travailler dans des shops sur Avignon, avant d’ouvrir le mien. RĂ©gulièrement, j’ai aussi l’occasion d’être invitĂ© dans un shop sur Paris, La BĂŞte Humaine. Â»

CONVIVIALITÉ : « Ma dĂ©marche est vraiment axĂ©e vers l’autre et le bien-ĂŞtre, au travers de l’art. De son cĂ´tĂ©, Oscar fait de l’art expĂ©rimental. Il part de ville en ville avec son baluchon, expĂ©rimente l’art de la rue et touche un peu Ă  tout. Il aime partir Ă  la dĂ©couverte de nouvelles expĂ©riences. Nos deux univers sont vraiment liĂ©s et forment une sorte de symbiose dans l’opposition. C’est ce qui nous permet aussi de nous rapprocher des gens et d’aller vers le public. Nous sommes toujours en train de bosser sur des choses dans l’atelier. De ce fait, nous sommes faciles d’accès dans notre travail et ouverts aux autres. Â»

Entretien avec LĂ©a Barrier, fondatrice du Kalpuli.

Le Kalpuli est un magnifique endroit où l’on se sent bien. Vous y découvrirez l’originalité qui peut découler d’une démarche artistique. Certes, les formes d’art que l’on trouve au Kalpuli sont diverses mais c’est justement cette diversité qui rend ce lieu si particulier à mes yeux. Chaque oeuvre exposée transmet des émotions et nous permet en un regard d’apprendre de nouvelles choses. Comme vous l’aurez très certainement compris, au Kalpuli, les arts se mêlent et s’entremêlent pour ne former qu’une seule et unique entité. Un petit tour dans cet endroit cosmique vous fera sûrement considérer les choses d’une manière différente !

🥬 CUISINE

Partons donc à la découverte du restaurant La Cuisine de Papa avec John !

Adresse : 7 Rue Racine, Ă  Avignon.

FAMILIAL : « De l’ambiance et une entente du personnel qui permet un accueil chaleureux du client, dans un dĂ©cor de bistrot atypique et atemporel oĂą vous passerez un très bon moment. Â»

TRADITIONNEL : « Pour la manière de cuisiner avec plaisir, goĂ»t et simplicitĂ©, pour le plus grand plaisir des amoureux de la gastronomie. Â»

ÉPICURIEN :  Â« L’endroit parfait pour les bons vivants : une carte des vins variĂ©e, un choix de spiritueux original et un menu Ă©volutif au cours des saisons, de quoi se faire pĂ©ter la sous-ventrière ! Â»

John, cuisinier de la Cuisine de Papa.

Comme vous l’avez très certainement compris depuis mon article à ce propos, nous sommes des habitués de La Cuisine de Papa. Si vous voulez vous régalez et manger de la très bonne cuisine française, n’hésitez plus une seule seconde : ce restaurant est fait pour vous ! En attendant la réouverture des établissements, La Cuisine de Papa vous propose des plats à emporter ou en livraison. Soutenons nos amis restaurateurs en cette période difficile : ils en ont grand besoin !

🌺 JARDINS ET PLANTES  

Partons donc à la découverte du fleuriste avignonnais À nos amours avec Thierry !

Adresse : 13 Rue des Trois Faucons Ă  Avignon.

ÉMOTION DES FLEURS : « Ma locomotive Ă  moi c’est l’émotion. Ce magasin est une reconversion pour moi : j’ai Ă©tĂ© directeur d’un magasin de chaussures pendant 20 ans mais j’ai toujours eu des fleurs dans ma vie. Il m’a fallu certaines rencontres pour avoir ce dĂ©clic. Le premier choc que j’ai pu avoir avec les fleurs est arrivĂ© Ă  l’âge de 11 ans. A l’occasion de ma communion, ma grand-mère m’a offert un voyage en Pologne afin que nous puissions rendre visite Ă  ma famille qui vit lĂ -bas. Nous avons fait un grand circuit et nous avons visitĂ© de nombreux endroits complètement diffĂ©rents : j’ai donc vu des gens de tous les milieux sociaux possibles. Nous avions toujours un point de chute qui Ă©tait la maison de ma grand-tante. A la fin de notre sĂ©jour, cette dernière a dĂ©cidĂ© d’organiser une fĂŞte pour nous dire aurevoir mais aussi parce que c’était mon anniversaire. En Pologne, on ne fĂŞte pas les anniversaire mais les Saints. C’était donc exceptionnel parce que j’arrivais de France et que c’était toute une expĂ©dition Ă  l’époque… Toutes les personnes que nous avons pu croiser au cours du mois oĂą nous Ă©tions en vacances lĂ -bas sont venus me souhaiter un bon anniversaire. Au lieu d’avoir des cadeaux comme on peut s’y attendre, tous m’ont ramenĂ© des fleurs. Lorsqu’on est un garçon de 11 ans, c’est très Ă©trange de recevoir des fleurs, on ne s’attend pas Ă  ça mais cela m’a vraiment fait ressentir une vive Ă©motion. Nous sommes repartis le lendemain et dans l’avion, j’avais emballĂ© toutes les fleurs que j’avais pu embarquer dans un grand papier de soie. Ça a Ă©tĂ© mon premier contact, mon premier vrai dĂ©clic avec les fleurs. Â»

« Je suis originaire du Pas-de-Calais et dans ma famille, il y a toujours eu des fleurs. A mon sens, plus on remonte vers le Nord, plus les gens ont besoin de fleurs, peut-ĂŞtre parce qu’il y a moins de lumière, je ne sais pas… La relation avec les fleurs est diffĂ©rente entre le Sud et le Nord. Dans le Nord, lorsque nous sommes invitĂ©s chez quelqu’un, la maĂ®tresse de maison a systĂ©matiquement des fleurs. Pourtant, cette habitude semble petit Ă  petit prendre ses marques dans le Sud de la France. DĂ©sormais, lorsque nous sommes invitĂ©s, il nous arrive beaucoup plus souvent de penser Ă  ramener un bouquet de fleurs. En effet, depuis le confinement, les choses sont diffĂ©rentes : les gens ont compris l’importance de se faire plaisir. Les fleurs, qu’il s’agisse d’un bouquet ou d’une petite plante, reprĂ©sentent vraiment une attention particulière. Toute une gĂ©nĂ©ration qui n’y avait pas forcĂ©ment accès a dĂ©couvert ce plaisir de s’offrir ou d’offrir des plantes, des fleurs et de la couleur tout simplement. Aujourd’hui, c’est presque devenu une nĂ©cessitĂ© : nous aimons nous offrir des fleurs pour embellir notre intĂ©rieur car nous sommes en permanence Ă  la maison. La COVID a transformĂ© beaucoup beaucoup de choses, notamment notre rapport aux fleurs. Â»

« Outre ce choc que j’ai eu lorsque j’avais 11 ans, il y a toujours eu des fleurs dans ma famille, dans ma maison et j’ai toujours Ă©tĂ© attirĂ© par elles. Par exemple, quand je visite une ville, je vais toujours voir les fleuristes en premier lieu. Certains de mes amis m’ont conseillĂ© de visiter la très belle boutique du grand fleuriste et meilleur ouvrier de France, Jean-Louis Amice. Effectivement, installĂ©e dans une ancienne Ă©curie, sa boutique est sublissime. Il y organisait des ateliers pour les clients : j’ai commencĂ© par en faire un et puis c’est devenu une habitude… Tout doucement, l’idĂ©e de me diriger vers les fleurs a germĂ© en moi. Les moments passĂ©s dans la boutique de Jean-Louis Amice reprĂ©sentent le deuxième dĂ©clic de ma vie avec les fleurs. A ce moment-lĂ , je commençais Ă  en avoir marre de mon ancienne activitĂ©. Jean-Louis Amice m’a alors conseillĂ© de me lancer et 10 ans plus tard, je suis toujours lĂ … J’ai donc tout plantĂ© dans mon boulot et j’ai demandĂ© Ă  faire une formation de fleuriste. Ça a Ă©tĂ© un grand chambardement dans ma vie Ă  la fois professionnelle et personnelle… Â»

« J’ai toujours aimĂ© tout ce qui a attrait Ă  l’Art. J’aime donc m’en imprĂ©gner et que cela se reflète dans mes bouquets. J’aime l’idĂ©e que ce soit mes bouquets, nos bouquets avec Lara qui est ma collaboratrice depuis longtemps. Nous construisons nos bouquets comme des tableaux. Quand quelqu’un nous demande de confectionner un bouquet qu’il souhaite offrir le soir-mĂŞme, nous nous mettons dans la dĂ©marche de lui plaire. S’il a les yeux qui brillent, nous avons rĂ©ussi la première Ă©tape de notre travail mais, si les yeux de la personne qui reçoit le bouquet brillent aussi, nous avons tout gagnĂ© : c’est magique. Mes bouquets reprĂ©sentent mon univers, je fais ça Ă  l’instinct. Pourtant, je suis capable de recommencer un bouquet plus d’une dizaine de fois s’il le faut. Par exemple, lorsque nous rĂ©alisons un bouquet de la mariĂ©e, la pression est Ă  son comble car il doit ĂŞtre photogĂ©nique : elle va ĂŞtre mitraillĂ©e de photos et il faut que tout soit parfait. C’est un peu comme si l’on voyait le parfum de la mariĂ©e sur sa peau : il y a quelque chose de fusionnel entre la tenue, les fleurs et la personne qui porte l’ensemble. Â»

LIEU : « Je voulais vraiment m’installer dans le centre-ville d’Avignon parce que c’est une ville que j’aime beaucoup : je me sens protĂ©gĂ© dans les murs et je ressens quelque chose. Je trouve cette ville beaucoup trop mal-aimĂ©e alors qu’elle est absolument incroyable. C’est un gros village avec pleins d’endroits diffĂ©rente, un petit Paris. Je l’ai d’ailleurs toujours comparĂ©e Ă  Paris car il y a pleins de petits quartiers qui sont proches et complètement diffĂ©rents Ă  la fois. J’ai donc eu un vĂ©ritable coup de coeur pour Avignon, c’est presque charnel. Â»

« Ce lieu, j’en suis tombĂ© raide dingue. J’étais un fidèle client et un amoureux de la boutique Isabelle Erize, situĂ©e juste en face. Un jour, je suis rentrĂ©e dans le magasin et j’ai dit Ă  Isabelle : « j’adorerais travailler ici Â». En riant, elle m’a rĂ©pondu que le local d’en face Ă©tait Ă  vendre. Nous Ă©tions dimanche mais heureusement pour moi, le propriĂ©taire Ă©tait Ă  l’intĂ©rieur : je suis donc rentrĂ©. J’ai mis longtemps Ă  me dĂ©cider Ă  acheter le pas de porte car ça coĂ»tait une blinde Ă  l’époque mais j’ai tout de suite adorĂ© les plafonds, les sols, tout, mĂŞme l’idĂ©e. Avant, c’était une galerie de peinture et j’aime beaucoup l’idĂ©e que les fleurs soient exposĂ©es comme dans une galerie. Â»

« Le choix du lieu Ă©tait important. Je voulais ĂŞtre Ă  Avignon mais pas n’importe oĂą dans la ville. A l’époque, la Rue des Trois-Faucons n’était pas centrale comme elle l’est aujourd’hui. Ce lieu-lĂ , j’y suis attachĂ© : ce magasin est un peu comme mon bĂ©bĂ©. Â»

RENCONTRES : « Ma vie est faite de rencontres et ici j’en ai fait de très belles, notamment Lara qui travaille avec moi depuis 5 ans. Je lui dois beaucoup. Â»

Lara : « Pour moi, c’est aussi une reconversion professionnelle. J’ai fait de longues Ă©tudes de cinĂ©ma et de photographie. Quand je suis rentrĂ©e du BrĂ©sil en 2015, Ă  la fin de mes Ă©tudes, je n’avais pas grand chose comme projet et je n’arrivais pas Ă  dĂ©bloquer le fait d’être rĂ©alisatrice car tous mes contacts Ă©taient lĂ -bas. J’ai donc eu un moment de battement. Lors d’un rendez-vous chez PĂ´le Emploi, j’ai Ă©voquĂ© ma passion pour les fleurs : mĂŞme lorsque j’habitais dans un 18m2 Ă  Paris et que je crevais de faim, j’achetais des fleurs. MalgrĂ© le fait que je sois surdiplomĂ©e, j’aurais Ă©tĂ© soit intermittente du spectacle, soit chĂ´meuse : j’ai prĂ©fĂ©rĂ©e me diriger vers les fleurs. Je me suis rendue par hasard chez le fleuriste de la Rue Joseph Vernet, Un jour en Ville, qui m’a conseillĂ© d’aller voir Thierry et ça a tout de suite marchĂ©. MĂŞme si Thierry a Ă©tĂ© mon premier mentor, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres fleuristes mais j’en suis revenue. Je ne suis pas restĂ©e avec lui parce qu’il a Ă©tĂ© la première personne qui m’a formĂ© mais parce que je l’ai choisi, nous nous sommes choisis. Â»

Thierry : « Avant Lara, une autre jeune fille travaillait avec moi. Elle s’appelait Julia et Ă©tait crĂ©atrice de bijoux. Nous avons passĂ© beaucoup de temps ensemble. Il y a des gens qui vous permettent d’avancer et nous avons tendance Ă  nous laisser porter par ces Ă©nergies. Nous espĂ©rons que cela se ressent dans nos bouquets. Les fleurs se transmettent de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration mais dĂ©sormais, tout le monde pense aux fleurs. Â»

Entretien avec Thierry Stenzel et rencontre avec Lara Hollebecq, fleuristes.

A nos amours est un endroit magnifique, un vĂ©ritable havre de paix qui nous procure apaisement et bien-ĂŞtre. En effet, les fleurs apportent de nombreuses Ă©motions positives. Toutes les plantes et toutes les fleurs que vous y trouverez sont sublimes. Dans cette boutique, l’art et la nature se lient afin de donner, en grande partie grâce aux doigts de fĂ©es de Thierry et Lara, le meilleur d’eux-mĂŞmes ! Amateurs de fleurs, il vous est impossible de passer Ă  cĂ´tĂ© de ce lieu si particulier…

C’est tout pour le moment mes petits chatons.

J’espère de tout mon coeur que cette première édition de My Avignon vous donnera envie d’en savoir plus sur tous ces lieux incroyables et de vous y rendre ! J’attends votre avis avec énormément d’impatience.

Continuez de prendre soin de vous et de ne voir que le positif car c’est seulement de cette façon qu’il est possible d’avancer dans la vie.

Merci pour votre soutien infaillible.

A très vite pour la prochaine édition de My Avignon !

Lots of love.

Je tiens Ă  dĂ©dier cet article Ă  quelqu’un qui, malgrĂ© ses attitudes qui avaient tendance Ă  m’agacer, a rendu mon enfance beaucoup plus belle et qui a beaucoup comptĂ© pour moi. Malheureusement, la vie a dĂ©cidĂ© de l’emporter vers d’autres horizons. Je sais Ă  quel point il Ă©tait un passionnĂ©e de littĂ©rature, d’écriture et surtout Ă  quel point il aimait Avignon. J’aurais aimĂ© qu’il puisse lire cet article. Finalement, ses pĂ©nibles petites manies me manqueront beaucoup…

NB : Afin de prévenir toutes éventuelles réactions, je tiens à signaler que je ne reçois aucune rémunération de la part des lieux cités ci-dessus pour faire la promotion de leurs activités.

Publié par

Elsa Gobert

Blogueuse Ă©clectique Ă  temps partiel.

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